Noor Midelt: Engie, EDF et ACWA déposent leurs offres

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Cinq groupements avaient été retenus en juin dernier par pour la phase 1 du programme Noor Midelt. ACWA Power a confirmé sa proposition et a déclaré qu’elle s’attend à soumettre une proposition financière d’ici avril ou mai. Engie a également confirmé son offre, tandis qu’EDF Energies Nouvelles a refusé de commenter.

Le Maroc a attiré les offres des français Engie SA et EDF Energies Nouvelles en vue des premiers jalons de la future centrale solaire Noor Midelt de 800 mégawatts qui sera à terme la plus imposante du pays, rapporte Bloomberg.

Les entreprises hexagonales, mais aussi les Saoudiens d’ACWA Power International, basée à Riyadh, ont répondu aux appels d’offres le mois dernier pour des contrats d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction, a déclaré Obaid Amrane, membre du directoire l’Agence marocaine des énergies renouvelables (Masen).

Cinq groupements avaient été retenus en juin dernier par pour la phase 1 du programme Noor Midelt. Il s’agit des consortiums dirigés par Acwa Power, EDF Energies Nouvelles, Engie, Innogy SE et JGC. Cette première phase prévoit une ou plusieurs centrales de technologie hybride, combinant CSP (thermo-solaire) et PV (photovoltaïque), d’une puissance installée entre 150 et 190 MW chacune. Ces projets seront déployés sous le schéma IPP (production indépendante d’électricité).

Le gouvernement attribuera des contrats pour les projets solaires –  comprenant à terme deux installations de 400 mégawatts –  d’ici la fin de l’année, et les usines pourraient prendre 2 ans et demi à être édifiées, a déclaré Amrane à Abu Dhabi.

ACWA Power a confirmé sa proposition et a déclaré qu’elle s’attend à soumettre une proposition financière d’ici avril ou mai. Engie a également confirmé son offre, tandis qu’EDF Energies Nouvelles a refusé de commenter.

Les banques de développement sont susceptibles de fournir un financement et une vente d’obligations est également une option, selon Amrane. Le Maroc prévoit d’avoir 6 gigawatts de capacité renouvelable installée –  incluant l’énergie solaire, éolienne et hydraulique –  d’ici 2020, a-t-il dit.

Le royaume importe la quasi-totalité de son énergie et a de faibles réserves de pétrole et de gaz naturel, contrairement à l’Algérie et à l’Égypte. Dans le but de réduire ses achats à l’étranger, il prévoit de produire plus de 40 % de son électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici la fin de la décennie.