Mozambique : la crise de la dette ne stoppera pas Sasol

« Malgré les problèmes que rencontre le pays, c’est le point important de notre stratégie et nous sommes là pour longtemps. Nous allons nous impliquer comme nous l’avons fait quand nous sommes arrivés. Il y a une décennie, les conditions étaient à peu près similaires et nous avons pu mettre sur pied quelque chose qui a réussi. Nous sommes confiants que nous pouvons rééditer la même chose dans l’avenir », a déclaré John Sichinga, le responsable de l’exploration et de la production de Sasol, selon des propos rapportés par Africa News.

Sasol

Pour le responsable de la société énergétique sud-africaine, les aléas difficiles que traverse l’économie du pays lusophone d’Afrique australe n’entament en rien les ambitions du groupe à y développer ses multiples projets gaziers dont la rentabilité ne souffre d’aucun doute. Au contraire, Sasol parle d’un engagement à long terme dans le pays qui a vu sa note souveraine dégradée par les principales agences de notation sur fonds de dettes colossales et d’instabilité économique.

Et si Sasol se trompait ? Comme l’indique notre confrère, son pari pourrait être risqué. En effet, depuis plusieurs les prix des matières premières sont au plus bas depuis le début de l’année sauf dans les cas du cacao, du lithium et des amandes. Même si le pétrole se rééquilibre progressivement, son avenir reste incertain et, en cas de rechute, il pourrait, selon des analystes, entraîner le gaz qui n’est pas également au meilleur de sa forme. Et puisque le marché de l’énergie se tourne de plus en plus vers les énergies renouvelables, il devient raisonnable de se poser des questions sur l’avenir du gaz. Mais l’entreprise sud-africaine reste confiante qu’elle rentabilisera ses projets gaziers au Mozambique dans lesquels elle a injecté 1,4 milliard $.

Sasol y exploite à l’heure actuelle deux champs de gaz naturel : Pande et Temane dont la production est transportée via pipeline pour satisfaire les marchés mozambicain et sud-africain.

A 600 km au nord de Maputo, l’entreprise travaille sur un projet de production de pétrole, de gaz naturel et de GPL. Selon les chiffres avancés, une production de 15 000 barils par jour de pétrole et 20 000 tonnes de GPL l’an est attendue. Par ailleurs, Sasol est engagée dans l’exploration sur plusieurs concessions.