L’intégration des femmes dans le secteur de l’énergie : un défi majeur pour son développement

C’est fort de cette conviction qu’Onu-Femmes et Enda-Energie, en partenariat avec le ministère de l’Energie et Energies renouvelables, ont organisé hier, jeudi 28 décembre, un panel sur «Genre et énergie».

Selon les organisateurs, les femmes n’étant pas du tout représentées dans le secteur, il faudrait qu’il soit mis en place une politique les introduisant dans les «plus hautes sphères de notre développement énergétique».

Pour permettre une meilleure intégration des femmes dans le secteur de l’énergie, Onu-Femmes et Enda-Energie, en partenariat avec le ministère de l’Energie et des Energies renouvelables, ont organisé hier, jeudi 29 décembre à Dakar, un panel sur «Genre et énergie».

La rencontre survient après avoir constaté une faible représentation des femmes dans le secteur de l’énergie. Selon le Secrétaire permanent à l’énergie, El Hadj Mamadou Moussa Thiam, le panel devra donc permettre de «voir dans quelle mesure donner un impact plus important des femmes au niveau du secteur de l’énergie».

A en croire M. Thiam, bien vrai que de multiples initiatives sont prises dans l’accès à l’énergie, le «fait de faire en sorte qu’au niveau de la stratégie nationale qu’il y ait une dimension du genre» demeure toujours le talon d’Achille.

A cette faible représentation des femmes dans l’énergie, la coordonnatrice du Programme genre lié à l’énergie et aux changements climatiques à Enda-Energie, Yacine Diagne Sarr, ajoutera que ce «fléau» touche surtout les femmes du monde rural.

Selon elle, «au Sénégal, en zone rurale, les femmes souffrent de pauvreté énergétique parce que l’énergie la plus utilisée, c’est la biomasse. Et avec cela, il est difficile de développer une activité entrepreneuriale».

Pour  arriver donc à l’intégration du genre, il faudrait, selon Yacine Sarr Diagne, «renforcer l’approvisionnement en électricité, permettre aux femmes d’avoir des équipements appropriés pour pouvoir utiliser cette électricité-là mais aussi de penser aux politiques qui permettent d’amoindrir les coûts d’investissements», nous apprend le quotidien Sud.

Senego.