Les grand mécènes mondiaux appelés à l’aide pour électrifier l’Afrique

Le taux d’électrification de l’Afrique est aujourd’hui de 25 %, très loin des autres continents. L’ancien ministre français Jean-Louis Borloo a annoncé mercredi un partenariat entre sa fondation Energies pour l’Afrique et une fondation saoudienne qui va appeler les grandes organisations philanthropiques mondiales à participer au financement de l’électrification de l’Afrique.

energie-pour-lafrique

Le partenariat entre la fondation de Jean-Louis Borloo, Energies pour l’Afrique, et la fondation saoudienne a été officialisé ce mercredi. La fondation Alwaleed Philanthropies du prince saoudien Al-Walid ben Talal s’engage notamment à activer ses réseaux pour mobiliser ces grands mécènes et les encourager à abonder un Fonds de soutien à l’électrification de l’Afrique (FSEA). Ce fonds vise à financer des projets d’énergies renouvelables sur ce continent de 1,2 milliard d’habitants, dont deux tiers environ sont privés d’électricité.

« On a besoin d’une mobilisation mondiale », publique et privée, a expliqué à la presse Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l’Ecologie qui multiplie depuis plusieurs mois les initiatives avec l’objectif de porter le taux d’électrification de l’Afrique de 25 à 80% au cours des huit prochaines années. « L’énergie, ce n’est pas un sujet important à côté des autres. C’est le prérequis à l’accès à l’éducation, à la santé, à l’eau, à l’assainissement, à une véritable agriculture efficace, à la valeur ajoutée, à l’industrie, aux services », a-t-il martelé.

Le FSEA a déjà reçu le soutien de l’Union européenne (UE) qui pourrait, selon M. Borloo, y injecter quelque 3 milliards d’euros par an issus des aides au développement.

Le taux d’électrification de l’Afrique est aujourd’hui de 25 %. 

L’appel aux financements privés se concentrera sur les 5 000 plus grosses fondations mondiales, qui ont donné en moyenne 25 milliards de dollars par an entre 2011 et 2016, mais marginalement pour le développement de projets énergétiques, a précisé l’ancien ministre français, citant notamment la Fondation Bill et Melinda Gates.

Un premier bilan chiffré sera disponible dans environ trois mois. L’objectif est de mettre en place le FSEA début 2017, avec la nomination à sa tête d’un dirigeant africain qui pourrait intervenir vers février.

Ouest France.