Éclairage à l’énergie solaire : Grand-Bassam recherche 1,4 milliard de FCfa

Georges Philippe Ezaley a vivement remercié l’Oif qui a financé ce projet d’environ 30 millions de FCfa et qui était représentée par Adama Ouane, administrateur.

Éclairage à l’énergie solaire :Grand-Bassam recherche 1,4 milliard de FCfa

La ville de Grand-Bassam qui est inscrite au patrimoine culturel mondial de l’Unesco et qui a été classée, récemment, ville modèle durable par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) aspire à devenir la première ville solaire de Côte d’Ivoire. C’est le vœu fait le 25 juillet, par le maire Georges Philippe Ezaley, à l’inauguration de l’éclairage du Pont de la victoire aux lampadaires solaires. Cependant, se dresse la question du financement de ce projet ambitieux d’un coût estimatif de 1,4 milliard de FCfa. La municipalité pourra néanmoins compter sur l’appui de plusieurs sponsors. Notamment l’Oif, l’Institut francophone du développement durable (Ifdd), la mairie du Plateau avec qui elle est jumelée, le Pnud, l’Uvicoci, le ministère de l’Économie et des Finances.

219 actions autour de 5 enjeux prioritaires

Quant au projet Grand-Bassam ville modèle durable, il est estimé globalement à 17 milliards de FCfa. Les techniciens du Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd) qui ont effectué les études relatives au schéma directeur de la ville en ont fait la présentation au Centre de culture Jean Baptiste Mockey. Ce fut l’occasion pour Vincent Badié, directeur du département urbanisme et développement territorial du Bnetd, de redéfinir les différents axes de développement d’ici à 2030. Un plan qui se décline en 219 actions majeures autour de 5 enjeux prioritaires. À savoir l’assainissement, la sécurité, le capital humain, l’économie au travers d’activités génératrices de revenus et d’emplois et la culture.

En attendant la réalisation de ces différents projets, c’est le célèbre Pont de la victoire, construit en 1928, qui retient l’attention de tous. Huit poteaux solaires installés par la société ivoirienne Noa Trading éclairent désormais le pont qui relie le reste de la ville au quartier colonial France et qui était plongé dans le noir depuis belle lurette.

Georges Philippe Ezaley a vivement remercié l’Oif qui a financé ce projet d’environ 30 millions de FCfa et qui était représentée par Adama Ouane, administrateur. « Le Pont de la victoire faisait peur aux populations une fois la nuit tombée à cause du manque d’éclairage », a-t-il dit avec une pointe d’humour.

Lire l’article sur Frat Mat.