Le Conseil approuve l’emprunt de 900 millions d’euros auprès de la BAD

Le Conseil des ministres a approuvé ce mercredi 28 décembre 2016 l’accord de prêt de 900 millions d’euros, accordé par la Banque africaine de développement (BAD) à l’Algérie.

Cet emprunt, à conditions avantageuses, est assorti d’un taux d’intérêt concessionnel modéré et remboursable sur vingt ans dont cinq ans de différé, précise le communiqué publié à l’issue du Conseil.

L’Algérie recourt à cet emprunt pour “financer les conditions d’une croissance économique inclusive, à travers des réformes visant notamment l’amélioration du climat de l’investissement, l’amélioration de l’efficacité du secteur énergétique et la promotion des énergies renouvelables”, précise la même source.

Lors de la visite à Alger en avril dernier du président de cette institution financière africaine, Akinwumi Ayodeji Adesina, l’Algérie et la BAD se sont engagées à définir une stratégie de mobilisation des ressources en vue d’assurer le financement de la croissance en Algérie.

La BAD a exprimé sa disponibilité à accompagner davantage l’Algérie dans son développement économique dans le cadre d’un partenariat renforcé à travers des appuis structurants diversifiés et un apport en expertise.

Ce prêt, le premier de la BAD à l’Algérie, intervient après le financement à travers un crédit chinois de 3,3 milliards de dollars de la construction du nouveau port d’El Hamdania, annoncé en janvier 2016.

Ce retour à l’endettement extérieur, suite à la décision du président Bouteflika de ne plus y recourir après l’embellie financière et le désendettement anticipé en 2008, a été rendu nécessaire par la crise financière due à la chute des cours des hydrocarbures depuis juin 2014.

Ce “dogme” de la politique de “non-endettement extérieur” a longtemps été critiquée par des experts, soulignant les opportunités de financement et de coopération ratées par le pays, notamment avec des institutions financières comme la BAD dont l’Algérie est pourtant actionnaire.

La BAD, créée en 1964 pour contribuer au développement économique de des pays africains, compte 80 pays membres dont 54 pays africains et 26 non africains.

L’Algérie est parmi les pays fondateurs de cette institution dont la capital dépasse actuellement les 100 milliards de dollars.

Détenant 4,2% des actions de cette banque, l’Algérie est le quatrième actionnaire parmi les pays africains et le septième dans le classement général des pays membres.

Le Huffington Post Maghreb.