Afrique du Sud : une entreprise fabrique de l’électricité avec de la bouse de vache

Originellement publié sur Africa Post News.

Créer de l’électricité avec de la bouse de vache ! C’est le défi que s’est lancé Sean Thomas, jeune ingénieur britannique CEO de Bio2Watt, entreprise basée en Afrique du Sud qui crée de l’énergie à base de déchets.

Bio2watt est une entreprise basée en Afrique du Sud, à 50 kilomètres de Prétoria ; elle a été fondée en 2007 par Sean Thomas, ingénieur dans les énergies renouvelables. Il a eu l’idée de lancer un projet dont le but est de collecter les déchets et de les transformer en énergie.

Ce sont 120 tonnes de bouses de vache qui arrivent chaque jour dans l’usine. La bouse est ensuite mélangée à toute sorte de déchets tels que du papier, des restes d’abattoirs ou de fruits. Le mélange est ensuite mixé à l’intérieur d’un fût avec d’autres déchets liquides ainsi qu’une bactérie qui transforme le mélange en méthane, énergie renouvelable.

Grâce à ce procédé, l’entreprise produit aujourd’hui 4,5 Mégawatts d’électricité, suffisamment pour alimenter quotidiennement un village de 1500 habitants.

Une solution durable

L’Afrique du Sud connaît actuellement une crise énergétique et les infrastructures vieillissantes ne semblent pas aider. Bio2Watt semble apporter une solution facile à mettre en place. Bien que l’énergie produite soit plus onéreuse que celle disponible sur le marché, elle est 100 % respectueuse de l’environnement.

Grâce à sa production, Bio2Watt arrive à fournir de l’électricité aux producteurs agricoles des environs qui avaient du mal à se développer à cause des problèmes d’accessibilité à l’électricité.

Enfin, l’entreprise vend également son énergie à BMW, géant de l’automobile qui, selon sa politique environnementale, fait fonctionner l’ensemble de ses usines grâce aux énergies vertes. Bio2Watt fournit environ 30% des besoins énergétiques de l’usine BMW de Rosslyn.

Bien que l’Afrique doive se développer, elle subit comme le reste du monde, les effets du réchauffement climatique. Il est donc impératif d’intégrer au développement du continent des techniques innovantes et respectueuses de l’environnement.