L’Afrique doit marcher dans les pas de la Chine

David Rodger, expert du Global Environment Facility (GEF), a appelé l’Afrique sub-saharienne à suivre la Chine dans le développement des énergies propres.

“La Chine a rendu accessible dans le monde entier des technologies renouvelables telles que les énergies éoliennes et solaires, qui étaient auparavant considérées comme un luxe”.

Il a ajouté, lors de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement, que l’approche chinoise a joué un grand rôle dans la démocratisation des énergies renouvelables, notamment en permettant aux population d’y accéder à un prix abordable.

Après avoir élaboré un plan de développement des énergies renouvelables sur cinq ans en 2014, la Chine a augmenté ses investissements dans les énergies renouvelables de 17 %, à 102,9 milliards de dollars, alors que l’investissement combiné des pays en développement sur cette même période s’élève à 130 milliards de dollars.

M. Rodgers a ajouté que ce pays était le plus grand moteur de la tendance globale de croissance presque ininterrompue enregistrée par l’ensemble des pays en développement depuis 2004.

Ainsi, il estime que “l’Afrique doit développer des politiques fortes pour lui permettre d’adopter l’énergie solaire et éolienne car ce continent souffre encore d’une offre d’énergie insuffisante”.

D’après un rapport intitulé Tendances mondiales de l’investissement dans les énergies renouvelables 2016, les pays en développement sont passés devant les pays développés en 2015 en termes d’investissement dans les énergies renouvelables, pour la première fois. La part des pays en développement dans l’investissement mondial est passée de 49 % en 2014 à 55 % en 2015, avec un engagement de 156 milliards de dollars au cours de l’année écoulée.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a déclaré que l’Afrique était l’un des marchés les plus prometteurs pour les énergies renouvelables au cours des 10 à 20 prochaines années, du fait de ses ressources potentielles abondantes en termes d’ensoleillement, de vent, de biomasse et d’énergie géothermique. Au sein de la région d’Afrique de l’Est, le Kenya a attiré des investissements de 316 millions de dollars en 2015. Les seuls autres pays à avoir enregistré des progrès aussi spectaculaires sont l’Ouganda, avec 134 millions de dollars et l’Éthiopie, avec 100 millions de dollar.